Cancer du poumon : une technologie innovante utilisée à l’Hôpital Erasme

30/11/2018
L’Hôpital Erasme est pionnier dans l’utilisation d’une nouvelle technologie permettant le diagnostic et la prise en charge précoce du cancer du poumon.

Un cancer dépisté trop tardivement

Le cancer du poumon est le cancer le plus répandu dans le monde et est actuellement détecté à un stade avancé dans 80 à 85% des cas. La raison qui explique cette détection tardive est que ce cancer entraine peu de symptômes, les patients se rendent donc tardivement chez leur médecin.

Cibler les populations à risque

« L’une des pistes pour améliorer le dépistage et donc le pronostic des patients est de cibler les populations à risque, les fumeurs par exemple et de leur faire passer un CT scanner régulièrement. Cette technique fait ses preuves mais elle n’est pas suffisamment précise. En effet, un nodule repéré par un scanner n’est pas forcément cancéreux. Une seconde analyse est donc nécessaire pour préciser sa nature », explique le professeur Dimitri Leduc, Chef du Service de Pneumologie à l’Hôpital Erasme. Cette seconde analyse peut être réalisée via une endoscopie bronchique. « Il s’agit de prélever un fragment de nodule afin de l’analyser en laboratoire. Mais cette technique n’est réellement efficace que pour les nodules de plus de 2 centimètres de diamètre. Pour les nodules de très petites tailles, nous avons recourt depuis quelques années à ce qu’on appelle la navigation électromagnétique endobronchique. Et c’est précisément l’évolution de cette technique qui permet une nette amélioration de la prise en charge de nos patients. »

Diagnostiquer et traiter en même temps

En effet, jusqu’ici, la navigation électromagnétique endobronchique permettait uniquement de poser un diagnostic. Si le nodule était cancéreux, il fallait faire revenir le patient pour l’opérer. «Aujourd’hui, nous pouvons combiner les deux : au cours de la même intervention, nous réalisons, dans un premier temps, le prélèvement et l’analyse du fragment de nodule et, dans un second temps, sa résection s’il est effectivement cancéreux. » La prise en charge est donc plus précoce et plus confortable pour le patient. 

« Cette technique combinée permet de réaliser en un seul temps opératoire des actes diagnostiques et thérapeutiques moins invasifs que les techniques traditionnelles. Le patient bénéficie à la fois d’une prise en charge et d’une récupération plus rapides », conclut Dimitri Leduc.

Le financement de cette nouvelle technologie a été rendu possible grâce au soutien du Fonds Erasme pour la recherche médicale.

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