Chirurgie cardiaque: une nouvelle bioprothèse implantée à l'Hôpital Erasme

12/02/2018
L’Hôpital Erasme est le premier hôpital belge francophone à implanter la nouvelle valve cardiaque biologique "Inspiris". Ce nouveau type de valve est doté d'une nouvelle technologie de conservation qui devrait lui permettre de résister au temps. Cette valve est particulièrement indiquée chez les patients jeunes atteints de pathologies valvulaires aortiques.

En janvier 2018, 4 valves cardiaques biologiques Inspiris ont été implantées avec succès. Bien que cette valve ne bénéficie pas encore d'un remboursement auprès de l'Inami, le Service de Chirurgie cardiaque est fier de pouvoir proposer cette nouvelle technologie à ses patients car elle présente des avantages non négligeables qui améliorent notamment leur qualité de vie.

Remplacer une valve aortique déficiente

Actuellement, les patients atteints d'une pathologie valvulaire aortique ont deux options thérapeutiques : l'implantation d'une valve mécanique ou d'une valve biologique. La première a l'avantage de résister au temps mais avec l'obligation de prendre un traitement anticoagulant. Tandis que la seconde ne requiert pas de traitement mais s'use et doit être changée après quelques années.

Une valve cardiaque pour la vie sans anticoagulants

La valve cardiaque biologique Inspiris dispose des avantages de ces deux options thérapeutiques sans leurs inconvénients. En effet, elle repose sur une nouvelle technologie tissulaire baptisée Resilia qui permet d'augmenter sa durabilité. Comme elle est réalisée à partir de tissus biologiques, aucun traitement anticoagulant n'est requis. La technologie Resilia doit encore valider ses promesses face à l'épreuve du temps mais la substitution, chez les patients jeunes, des valves mécaniques par des valves biologiques Inspiris serait une avancée substantielle dans le traitement de la pathologie valvulaire aortique.

Et si la valve Inspiris est altérée ? Lors de son élaboration, le placement d'un anneau extensible a été prévu afin de faciliter la mise en place d'une nouvelle valve par transcathéterisme. 

Enfin, cette valve bénéficie d'un traitement qui lui permet d'être stockée à sec, ce qui facilite son transport et son stockage et en diminue le coût.

Crédits photo : Edwards Lifesciences