Allergies printanières : comment les traiter ?

Depuis le 28 mars 2017, les concentrations de pollen de bouleau mesurées dans l’air sont supérieures au seuil d’alerte de 80 grains de pollen par mètre cube d’air. L’Institut scientifique de Santé publique (ISP) a donné le coup d’envoi de la période critique pour les personnes allergiques. Si vous en présentez des signes évoquant une allergie, pensez à consulter un médecin allergologue.

L’allergie aux pollens produits par certaines plantes (arbres, graminées ou herbacées), dont les grains sont dispersés par le vent, est une réaction excessive souvent dénommée « rhinite allergique saisonnière ». Celle-ci apparaît uniquement pendant la période de reproduction des plantes, à savoir principalement au printemps. Lorsqu’ils sont présents dans l’air, les pollens peuvent se déposer sur la peau, les yeux, le nez et les bronches, provoquant des symptômes tels que éternuements, nez qui pique, qui coule ou qui se bouche, yeux rouges et larmoiements, difficultés respiratoires. Ces allergies aux pollens peuvent également s’accompagner ou s’aggraver en asthme.

Airallergy, le réseau belge de surveillance des pollens et des spores fongiques, fournit quotidiennement des informations fiables sur la présence des allergènes dans l’air. Ce réseau indique aux personnes souffrant d’allergies les périodes et régions à hauts risques, et aide les professionnels de santé à poser un diagnostic.

Des signes d'allergies ? Pensez à faire un bilan

L’allergologue dispose de plusieurs outils complémentaires pour établir un bilan allergologique, faire un diagnostic, déterminer le ou les allergènes en cause, déterminer  la sévérité de l’allergie et décider du meilleur traitement pour son patient. 

Parmi ceux-ci, le « test cutané ». Cette méthode consiste à faire pénétrer une goutte d’extrait d’allergènes sous la peau (en fonction des divers allergènes suspectés suite à un premier entretien en consultation). La lecture du résultat se fait après 20 minutes : une réaction d’hypersensibilité provoque une rougeur de la peau ressemblant au bouton d’une piqûre de moustique, avec un faible gonflement et une démangeaison.

Cette technique, rapide et indolore, peut éalement être effectuée sur de très jeunes enfants.

Quels traitements envisager ?

Le traitement médicamenteux

La prise des médicaments comme des antihistaminiques ou des corticoïdes locaux diminue les symptômes liés aux allergies et au rhume des foins. Ces médicaments sont prescrits par un médecin et peuvent, en accord avec celui-ci, être pris à des fins préventives.

La désensibilisation

Ce traitement consiste à administrer des doses de plus en plus importantes de l’allergène, afin de rendre le patient progressivement plus tolérant à celui-ci. Ce traitement est, en général, long mais récemment des traitements pré- et co-saisonniers, moins longs, ont été introduits pour pallier cet inconvénient. Ces traitements doivent impérativement être prescrits par un médecin spécialiste en allergologie.

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